Le retour de la stéréoscopie

L’émotion de la stéréoscopie de retour dans les familles

En 1880, la moitié des images conservées à la Bibliothèque nationale étaient des images stéréoscopiques. Pendant la Grande Guerre, des millions de clichés ont été pris, selon ce procédé, souvent par des amateurs. La stéréoscopie sera tuée par l’avènement du cinéma.

Dans de nombreuses familles, le souvenir reste encore vivace des heures passées le nez collé au vérascope, cet appareil en bois précieux que l’on appelait alors la "lanterne magique". Attention, ne pas confondre ce procédé avec la superposition de deux images, qui, à travers des lunettes en carton, un oeil rouge et un oeil bleu, donne un effet de relief.

C’est la première fois que la stéréoscopie est de nouveau offerte au grand public, grâce à un modèle de lunettes spécialement créé et fabriqué pour l’occasion.

Le photographe Gilles Berquet a passé six mois sur le tournage du film de Jean-Pierre Jeunet, pour réaliser les photos du coffret. Les vues, gravées selon le procédé du point aléatoire pour un rendu parfait, comme une photographie originale, sont présentées en trois paquets indépendants.

Les lunettes, pliables, insérées dans le coffret, sont réalisées en fer, d’après les modèles en vogue dans mes années vingt. Solides, elles permettent une utilisation illimitée. Le coffret est recouvert de feutre bleu horizon.

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