
Photos extraites de l’album / 1

L’exode, le 27 avril 1986.
Le lendemain de la catastrophe à la centrale, on procède à l’évacuation des habitants de la ville de Pripiat. Elle se déroule de façon parfaitement organisée, en quelque sheures, avec mille deux cents autocars et deux cent camions. Les habitants sont priés de n’emporter avec eux que l’indispensable pour deux-trois jours : quelques provisions, un change de linge, leurs papiers d’identité. Les jeunes se réjouissent de cette sortie collective. En fait, ce sera un départ définitif.

Une course contre la montre.
Une sirène hurle au début et la fin de chaque intervention qui dure moins d’une minute. Cela suffit pour recevoir une dose de radiations qui est égale, voire supérieure, au maximum autorisé poue toutes une durée de vie humaine.
Les appareils photograhiques d’Igor Kostine ne son tpas, non plus, épargnés. Les radiations ont attaqué la pellicule en formant des stries blanches sur tooute la longueur du film. Ces clichés lui ont coûté deux Nikon.

Il ne veut pas partir.
Malgré le niveau élevé des radiations, plusieurs personnes résistent à l’évacution ordonnée par les autorités sociétiques. Voyant l’arrivée des soldats chargés d’ensevelir son village, cet homme accroche le drapeau de l’Ukraine soviétique et marque à la craie, sur le mur de sa maison : "Camarades soldats ! Soyez attentifs, ne cassez pas ce logis. On habite ici."
Où sont les moteurs volés ?
Des centaines de camions, de chars et d’hélicoptères se trouvent à Rossokha, mais malgré les barbelés qui entourent le site, il n’en reste que des carcasses vides. Des voleurs ont emporté et recyclé tout ce qu’il y avait à vendre.

Les pommes de Tchernobyl.
Une blague populaire de l’époque : Au marché, une femme crie : "Achetez mes belles pommes de Tchernobyl !" Un homme la raisonne : "mais arrêtez de crier cela ! Sinon, personne ne vous achètera vos pommes."La femme réplique : "Détrompez-vous ! On m’en achète pas mal : qui pour sa belle-mère, qui pour sa femme..."



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