La Sexualité des gens heureux

Pascal de Sutter

À la fois psychologue, sexologue et chercheur, Pascal de Sutter nous révèle une face inédite de la sexualité, éclairée par les études scientifiques les plus récentes :
•Faire l’amour permet de vivre plus longtemps…
•Comment la sexualité peut vous sauver la vie. .Faut-il réaliser ses fantasmes ?
•Être heureux, est-ce faire l’amour souvent ?
•Que veut dire « être infidèle » ? .La sexualité des gens heureux est-elle extraordinaire ?
•Y a-t-il une limite d’âge pour faire l’amour ?
•Orientation sexuelle, faut-il choisir ?

Plus de 70 thèmes qui nous concernent tous, abordés sous un angle nouveau. Un livre chaleureux, rassurant, utile.

La sexualité des gens heureux_Pascal de Sutter_Éditions des Arènes 2009



INTERVIEW DE L’AUTEUR :
Pourquoi avez-vous eu l’idée de ce livre ?
Pascal De Sutter : Depuis des années, j’accumule les résultats passionnants de recherches scientifiques en sexologie. Elles sont l’objet de publications confidentielles, réservées aux chercheurs. J’avais envie de les partager avec le grand public parce qu’elles remettent en cause bien des préjugés.

Mais il existe déjà beaucoup de livres sur la sexualité !
Oui, mais ils se focalisent soit sur ce qui ne va pas, soit sur la performance. J’ai voulu faire l’inverse et étudier la sexualité des gens qui y trouvent une grande satisfaction. M’inspirer de tout ce qui est positif dans la rencontre de deux individus pour aider chacun à vivre mieux sa sexualité. Le bonheur sexuel n’est pas synonyme de performance, pas plus que d’échangisme ou d’expériences SM. On confond trop souvent sexualité épanouie et pratique extrême.

Pour vous, il n’y a pas de problème sexuel ?
Il existe évidemment des échecs et des souffrances parfois lourdes. Mais nous assistons actuellement à une pathologisation et à une médicalisation de la vie intime. Je préfère le terme de « dysfonction » à celui de « pathologie ».

Vous écrivez que faire l’amour permet de vivre plus longtemps…
Une étude récente menée au pays de Galles montre que, à conditions de vie similaires, la mortalité est inférieure de 50% chez les hommes qui ont la plus grande fréquence d’orgasme. Chez la femme, la question n’est pas la quantité mais la qualité : c’est la perception d’une qualité de vie sexuelle élevée qui est associée à la longévité.

L’activité sexuelle améliore donc la santé ?
Oui, dans tous les domaines. J’explique, études scientifiques à l’appui, que l’activité sexuelle réduit les migraines et les douleurs (grâce aux endorphines produites pendant le coït). Elle limite les infections et prévient les maladies (les ocytocines sécrétées lors du plaisir sexuel renforcent le système immunitaire). Elle améliore la peau et les cheveux. Elle est positive pour la mémoire et les fonctions cognitives. Elle diminue la dépression, facilite le sommeil.

Et quid de l’amour ?
La dimension psychosociale de la sexualité est essentielle. La plupart des gens ne font pas l’amour pour avoir un enfant ou pour assouvir une pulsion immédiate. La sexualité est une façon d’exprimer nos sentiments amoureux. D’où l’expression littérale de « faire l’amour » qui existe dans de nombreuses langues. _
Vous êtes psychologue et non médecin-sexologue ; pour vous, la sexualité, c’est dans la tête ?
L’esprit et le corps sont indissociables : ils fonctionnent en interaction permanente. Mais chez l’homme, la place de la pensée est prépondérante. Chez les animaux, les stimuli sexuels sont généralement externes. Au contraire, le cerveau humain peut formuler des pensées érotiques avec un minimum de stimulation externe (et parfois aucune !). Le stimulus interne est marqué par la culture environnante. À l’ère victorienne, la vue d’un genou pouvait faire défaillir un homme. _
Le désir sexuel est-il le même chez les hommes et chez les femmes ?
Pour répondre à cette question, je préfère la notion de « motivation sexuelle » à celle de désir sexuel. Hommes et femmes n’ont pas les mêmes motivations, d’où les malentendus. Le cerveau des femmes est particulièrement doué dans trois sphères : socialiser, communiquer, apaiser les tensions sociales. Dans le contact sexuel, les femmes veulent renforcer les liens affectifs. Le cerveau de l’homme, sous l’influence de la testostérone notamment, est davantage conçu pour explorer, attaquer ou se défendre.

Les gens heureux ont-ils plus de désir sexuel que les autres ?
Les gens heureux sont ceux qui arrivent le mieux à canaliser le flux irrégulier de leurs désirs sexuels. Une bonne communication sexuelle dans le couple est essentielle pour ajuster les différences hommes femmes. Sentiments amoureux et épanouissement sexuel ne vont pas toujours de pair. L’harmonie sexuelle passe par une période d’apprentissage au cours de laquelle l’un comme l’autre apprend à mieux se connaître.



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INFOS LIVRE

Titre : La Sexualité des gens heureux
Auteur : Pascal de Sutter
Date de publication : 24 avril 2009

Nombre de pages : 260
Format : 14,5 x 22,5 cm
Genre : Psychologie, développement personnel
Prix : 19,90 €

ISBN : 978 2 35204 086 6
Code diffuseur : 949 693 2