Voltaire amoureux, t. 1

Clément Oubrerie

Le plus sentimental des philosophes des Lumières
Voltaire n’a pas toujours été Voltaire. Né Arouet, dans un milieu bourgeois, il entend se faire une place dans la société aristocratique de la Régence.
À vingt-quatre ans, il n’a qu’un but : surpasser Homère et Racine réunis. Et son cœur est en effet celui d’un poète. Bien que d’un tempérament « peu voluptueux », il cherche l’amour sans relâche, papillonnant de marquises en jeunes actrices prometteuses… et surtout de déconvenue en déconvenue.

La jeunesse d’un géant
Brillant mais étourdi, incapable de réfréner le plaisir de placer un bon mot, il flatte les puissants d’une main et combat l’intolérance de l’autre, sciant perpétuellement la branche sur laquelle il est assis.
Ce jeune homme ambitieux, mondain et hypocondriaque, qui répugne à l’idée de travailler pour vivre, va devenir celui qui incarnera pour toujours l’esprit des Lumières. Mais il devra pour cela se frayer un chemin dans une société violente et totalitaire qui n’a d’égards que pour la noblesse.

À l’origine de la laïcité
« L’intérêt public est que le gouvernement empêche la religion de nuire », écrivait Voltaire dans une lettre privée.
À l’heure où le spectre de l’obscurantisme ressurgit dans nos sociétés occidentales, Voltaire, qui voulait « séparer toute espèce de religion de toute espèce de gouvernement », redevient une figure centrale.
Plus de cent ans avant l’apparition du mot, il est l’un des précurseurs de la laïcité – ce qui lui vaudra d’ailleurs de connaître l’exil, et même de séjourner à la Bastille.

Tout en légèreté et en finesse, cette série nous fait découvrir la face méconnue d’un des personnages les plus iconoclastes de notre histoire littéraire.